Nissan Leaf 75 kWh

Revue - décembre 2025

Autrefois pionnière, la Nissan Leaf électrique ‘troisième génération’ revient métamorphosée en crossover de taille moyenne. Cette troisième génération partage sa plateforme avec les modèles électriques de Renault et devrait désormais faire jeu égal avec les voitures les plus récentes du segment.

Le temps de la revanche a sonné

Précurseur dans le domaine de l’électrique il y a 15 ans avec la première génération de la Leaf, le constructeur nippon s’est laissé rattraper, voire dépasser par la concurrence. Il était temps pour lui de changer son fusil d’épaule, à tous les niveaux. Exit donc la classique hatchback à cinq portes. Et place à un authentique crossover, beaucoup plus populaire aujourd’hui.

Mais au-delà du look, Nissan a également doté la nouvelle Leaf de batteries plus puissantes afin d’offrir une autonomie supérieure. Quant à la plateforme CMF-EV, elle promet une dynamique et un confort de conduite optimisés. La nouvelle mouture a également hérité d’une variante de l’architecture AmpR Medium de Renault, tout comme l'Ariya. Ce qui explique les points communs de la Leaf avec la Mégane et la Scénic.

Plus courte mais plus moderne

La nouvelle Leaf affiche une silhouette plus robuste, mais aussi plus courte de 14 centimètres que sa devancière. Longue de 4,35 mètres, elle rejoint la catégorie des Skoda Elroq et Kia EV3, dont les habitacles s’avèrent toutefois plus spacieux. La capacité du coffre est moyenne et Nissan a fait l’impasse sur le frunk à l’avant, malgré son côté pratique, notamment pour ranger les câbles.

Mais revenons-en aux atouts de la Leaf, avec entre autres la présence d’un tableau de bord très actuel. Google Maps et de nombreuses applications empruntées au smartphone font que l’ensemble apparaît plutôt familier. Et pour préserver l’ergonomie du système, Nissan n’a pas cédé à la tendance actuelle de tout centraliser via un écran unique, préférant conserver des boutons physiques. Rien que pour ça déjà, on lui dit merci !

Jusqu’à un bon 600 kilomètres

Le client a le choix entre deux batteries, l’une de 52 kWh nets pour une autonomie de 440 kilomètres et l’autre de 75 kWh, de quoi couvrir jusqu’à 622 kilomètres… à condition de maintenir la consommation moyenne sous les 14 kWh/100 km. Même si cette valeur semble un rien utopique, nous avons réussi à ne pas dépasser les 16 kWh/100 km.

La recharge peut se faire à 150 kW en mode rapide, contre 11 kW avec le chargeur embarqué. Des chiffres corrects, sans plus. Là où la Leaf se démarque positivement, c’est au niveau de l’insonorisation et du confort de conduite. L’héritage de Renault n’y est évidemment pas étranger.

La nouvelle Leaf se démarque sensiblement de ses devancières. Look plus moderne, niveau technologique supérieur et autonomie accrue… Elle a décidément tout pour convaincre et réussir !