
Suzuki e Vitara 61 kWh
Revue - décembre 2025
Pour son tout premier modèle électrique, Suzuki est parti d’une page blanche, en collaboration avec Toyota, tandis que les batteries LFP proviennent de BYD. Reste à voir maintenant ce que vaut ce Vitara et s’il a les atouts pour se distinguer.

Peu de liens de parenté avec le Vitara d’origine
Le premier Vitara fut construit en 1988 et préfigurait déjà les SUV tels qu’on les connaît aujourd’hui. Avec lui, Suzuki s’est taillé une réputation de constructeur de voitures solides, sympathiques et abordables. Aujourd’hui, l'arrière-petit-fils du premier Vitara continue à séduire. Nous parlons ici du classique Vitara à essence, rien à voir avec l’e Vitara ! Car comme on le disait en préambule, il est né du néant, en collaboration avec Toyota.
Si la largeur de ses ‘hanches’ est un joli clin d'œil au Vitara original, on notera surtout l’écart impressionnant entre les essieux. Les pare-chocs massifs et les passages de roues trapézoïdaux lui confèrent clairement un look de baroudeur. Les blocs optiques avec leur signature lumineuse fourchue lui vont bien, même si la parenté avec les autres modèles Suzuki n’apparaît pas au premier regard.

Habitacle séduisant et pratique
A l’intérieur du e Vitara, il saute aux yeux que Suzuki a moins lésiné sur le budget que pour ses autres modèles. Les sièges sont ultra confortables, les matériaux ont l’air de qualité et le design du tableau de bord est plutôt original. Une grande tablette sert d’interface au système d’infodivertissement, plus sophistiqué lui aussi que sur les autres modèles de la marque, même si en termes de vitesse et d’ergonomie, il ne peut pas encore rivaliser avec le meilleur de la classe.
L’arrière est assez spacieux et même la garde au toit est suffisante pour les personnes de grande taille. En revanche, le coffre n’est pas des plus généreux. Heureusement, la banquette arrière peut coulisser sur 16 centimètres (de série), ce qui permet de moduler l’espace en fonction des besoins. Ne cherchez pas non plus la commande électrique d’ouverture du coffre… Il n’y en a pas et c’est bien dommage.

En milieu de classement
Suzuki propose deux batteries LFP (fournies par BYD), dont la plus puissante affiche une capacité de 61 kWh. Elles sont durables et le risque d’incendie est quasi inexistant. La recharge en mode rapide n’est hélas pas leur point fort. Avec une puissance de recharge maximale de 90 kW, il faut 45 minutes pour ravitailler de 10 à 80%. Quant au chargeur embarqué de 11 kW, il est conforme au marché. Ce qui nous a surpris, c’est la place du port de recharge à gauche (côté rue) plutôt qu’à droite (côté trottoir). Bon point quand même : la pompe à chaleur est fournie de série !
Pour le freinage régénératif, vous avez le choix entre un mode standard et un mode plus puissant, mais pas encore assez à notre goût. À des températures à peine positives, nous avons vu la consommation se stabiliser autour de 21 kWh/100 km, ce qui correspond à un peu moins de 300 kilomètres d'autonomie. C'est dans la moyenne, sans plus.

