
Firefly
Revue - novembre 2025
La Firefly fait partie de la famille chinoise Nio. Le patron a toutefois estimé que chez nous, la voiture aurait plus de chances de se faire un nom si elle se présentait simplement par son prénom !

Quelque chose d’européen
Même s’il s’agit à la base d’une voiture chinoise, la Firefly a été essentiellement conçue à Munich et Oxford. Son développement européen explique l’originalité de sa carrosserie, avec un montant C baptisé Dynamic Hoop qui traverse carrément le toit, un hayon très arrondi et pas moins de douze feux circulaires à l'avant et à l'arrière.
L’intérieur est tout aussi surprenant, dans le bon sens du terme. Longue de 4 mètres, la voiture est étonnamment spacieuse, même à l’arrière, grâce à son empattement relativement généreux. A l’avant, les sièges s’apparentent à une sorte de banquette, de sorte que vous pouvez glisser assez facilement de gauche à droite et sortir de la voiture ‘par l’autre côté’ en cas de stationnement étroit.

Propulsion
Avec son coffre de 404 litres, extensible à 1253 litres, elle peut quasiment faire office de familiale, voire de petite routière pour partir en voyage. D’autant plus que le constructeur a prévu un frunk de 92 litres à l’avant pour ranger les câbles de recharge. Le moteur de la Firefly est monté à l’arrière et entraîne donc les roues arrière. Il génère allègrement 143 ch et 200 Nm et puise son énergie dans une batterie de 41,2 kWh.
Le constructeur promet une autonomie ‘théorique’ de 330 kilomètres (pour autant que les circonstances soient idéales). En pratique, et à condition d’adopter un style de conduite ‘sage’, surtout en ville, elle devrait pouvoir couvrir 300 kilomètres avec un seul cycle de charge. En mode rapide, la recharge peut se faire à 100 kW, ce qui est une valeur correcte. Le chargeur embarqué est monophasé et limité à 7 kW. Mais moyennant un petit supplément, vous pouvez prétendre à un chargeur triphasé de 11 kW.

Agile et maniable
Avec un poids qui frise 1,5 tonne, la Firefly est moins sportive que la Mini électrique ou la Renault 5 E-Tech, mais sa suspension et la précision de sa direction la rendent très agile et maniable dans le trafic. Elle est confortable aussi, avec des sièges accueillants et une bonne isolation acoustique qui protège les occupants de la plupart des bruits de roulement.
Comme sur la plupart des véhicules chinois, quasi toutes les commandes se font via l’écran tactile. Nous restons convaincus que cela tient plus du gadget que de l’ergonomie. Et ce n’est certainement pas un critère de sécurité pendant la conduite. Beaucoup déploreront aussi le manque (actuel) d’accès à Android Auto, même avec un câble…
La Firefly se positionne plus haut sur le marché que les économiques Dacia Spring et future Renault Twingo électriques. Un statut justifié par sa technologie de pointe, la maturité de son comportement routier, son niveau d’équipement et ses quelques accents premium.

- + Looks sympas
- + Intérieur spacieux et confortable
- + Comportement routier adulte
- - Absence de boutons physiques - Pas d’Android Auto
