
Leapmotor B05 ProMax
Revue - août 2026
Parmi les constructeurs chinois qui envahissent de plus en plus le marché européen, Leapmotor a la chance de bénéficier du soutien de Stellantis. Berline compacte électrique à hayon, la B05 joue dans la même cour que certains des modèles fleet les plus populaires, comme la Volkswagen ID.3, la Peugeot e-308 et la MG4. Il est vrai qu’elle a pas mal d’atouts dans son jeu.

Plaisir de conduite à l’européenne, éco-performance à la chinoise
La Leapmotor B05 apparaît comme une voiture aérodynamique aux allures sportives. Elle est construite sur la même plateforme Leap 3.5 que sa grande sœur, la B10, avec intégration des batteries dans la structure de la voiture. Cette approche permet de réduire le poids et le coût, tout en améliorant le rendement énergétique. Leapmotor n’a pas lésiné non plus sur la qualité et le prix des solutions techniques : propulsion, essieu arrière multibras et pneus de qualité pour une expérience de conduite pleinement mature.
Si le moteur électrique sur l’essieu arrière de 160 kW (218 ch) permet à la B05 de bondir de 0 à 100 km/h en seulement 6,7 secondes, la voiture ne nourrit pas pour autant de véritables ambitions sportives. Son principal atout est de combiner confort et maîtrise. Les mouvements de carrosserie sont limités, les réactions semblent naturelles et même avec les jantes standard de 19 pouces, la suspension reste confortable… ce qui laisserait à penser que la B05 est européenne.

Technologie et luxe à gogo
A l’intérieur, la Leapmotor B05 prouve que pour être abordable, un véhicule électrique ne doit pas forcément être spartiate. Matériaux de qualité, assemblage précis et finitions soignées… tout est réuni pour lui conférer un sentiment ‘premium’. Sans parler du remarquable confort acoustique, malgré des vitres sans cadre qui génèrent généralement plus de bruits d’air.
Le système d’infodivertissement fait aussi partie des bonnes surprises. Les graphiques sont clairs, les commandes sont réactives et le déroulé des menus est logique. Au rang des critiques, nous déplorons la tendance actuelle poussant à la suppression drastique des boutons de commande, ainsi que le manque d’options de réglage des sièges avant. Quant à l’arrière, on observera que le constructeur a clairement privilégié l’habitabilité, au détriment du coffre qui s’avère plus petit que la moyenne.

Peu énergivore et pratique
Le test a prouvé que la Leapmotor B05 ProMax était relativement peu énergivore. La consommation officielle de 15,9 kWh/100 km semble réaliste, assez en tout cas pour dire que l’autonomie maximale annoncée de 482 kilomètres n’est pas qu’une valeur théorique. Pour l’utilisateur professionnel, cela signifie des arrêts moins fréquents aux bornes de recharge. Et comme la batterie LFP de 65 kWh a une capacité de recharge de 174 kW, les temps de recharge sont plutôt raisonnables. En effet, 26 minutes suffisent pour recharger la batterie de 10 à 80% de sa capacité.
Si l’absence de frunk pour les câbles de recharge lui fait perdre quelques points, la Leapmotor B05 ProMax en regagne avec sa pompe à chaleur fournie de série, pour une éco-performance accrue en hiver. Elle se distingue aussi par sa fonction V2L qui permet à la batterie d’alimenter des appareils électriques externes. Pratique en cas de panne de courant domestique, mais aussi pour alimenter le barbecue au camping ou recharger votre ordinateur portable en cours de route.

